coeur-vide

Vide. Elle s'évadait. Elle penchait la tête en arrière, douce, les yeux clos, la bouche à peine souriante et la pommette bombée. La lumière caressait son chignon décoiffé ; ses cheveux glissaient lentement et se désolidarisaient de sa masse crânienne. Les courbes de son visage s'élançaient en ombrages et venaient rejoindre la forme d'un cou déployé.

Vide. Elle s'évadait. Ses paupières voilaient tout. Son air béat et détendu prenait possession de son visage peu à peu. Imperturbable, elle pensait. Elle respirait.

Dans la douceur du soir, elle était sereine. Et libre.