Belle, elle a revêtu sa robe bleue, sombre, mouvante dans son mouvement uniforme vers l'Ouest. Dansante, elle s'atténue puis se fond en une mer montagneuse que peint la lumière diffuse dans le ciel là où les nuages ont refusé de courir, de couvrir. Douce, elle s'agite imperceptiblement, écrit la beauté, matérialise la splendeur dans le mystère de sa création, aboutissement inachevé qui n'a de cesse de s'accomplir dans le souffle du vent, dans la course des nuages. Alors un oeil éveillé se noie en ces hauteurs aux magnificences improvisées, semblables à la toile d'un maître, et parcourt avec avidité les quartiers blairs du ciel nuancé par les volumes nuageux.