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Chair gisante. Les courants d’air hument, flairent, chérissent la chair endormie. Vibrations. La chair s’écorche, chatoyante ; les courants d’air se détachent, se délient en molécules aux danses fluides ; amplitude, fréquence, hauteur. Molécules qui se meuvent lentement, qui chuchotent leur mouvement. Elles touchent la chair ; elles l’approchent, l’enserrent. La couvrent, caressent, l’encerclent sans brusquerie. Liquides sur le corps chaud elles s’écoulent ; subtiles. Insufflent leur harmonie. Le drap sonore glisse ; les courbes en éveil. En elle la chair s’émeut, sent le son vibrer douloureusement. Soulagement. Le sein nu débordant de joie répercute les mots, les sons, les sent dedans. C’est le cœur puis c’est l’air ; l’air après le calme, l’enthousiasme après l’inertie. Le sang court, accélère, revient ; silhouette rougissante. Tintement découpés, arrachés. La silhouette danse la résurrection ; essence des sens. Les sons.