Toute rigide et froide, cette cire en prison cylindrique. Lisse et solide, la raideur l'endort de ce sommeil cadavérique qui étouffe l'âme. Elle s'est allongée, assoupie sans force ni mouvement, fantôme de sa propre matière. Presque douce elle s'assouplit, sensuelle elle s'élève, se soulève ; la cire qui s'étire s'élance dans sa danse et s'élève, légère, mousseuse. Molécules savonneuses ; molécules phosphorescentes. Guirlande flottante, bulles en vol, écume dansante, c'est la cire en ébullition, le volcan qui renaît, qui survit, qui décuple ses forces en projections de boules en feu. Le feu qui fait cendre de tout ce qui vit ; feu la cire qui s'étire, cendres de son être. Toute rigide et froide, cette cire en prison cylindrique.